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Le renchérissement des fourrages et les coupures de l'électricité, derrière l'envolée des prix du poulet de chair PDF Imprimer Envoyer
-01042011cotedivoire

La hausse du prix des poulets de  chair est due à l'enchérissement des fourrages, à  l'augmentation de la température et aux coupures répétées de  l'électricité, a indiqué mardi, le président de la Chambre  Syndicale Nationale des Abattoirs de Volailles, Rached Lahmer.

Il a, également, évoqué, mardi, lors d'une conférence de  presse, l'élévation du taux de mortalité des volailles qui a  atteint 15 à 20%, au mois de juillet 2012, suite à la hausse   des températures.

Et d'ajouter que "le prix fixé par le ministère du commerce,   ne sert pas l'intérêt des éleveurs et ne tient pas compte du  coût de production".

"Le prix réel qui permet à l'éleveur de dégager une marge  bénéficiaire de 5% est de 5 900 millimes/le kg de poulet de  chair, tandis que le ministère du commerce a fixé ce prix à  4900 millimes le kg", a t-il relevé.

Membre de la chambre Syndicat Nationale des Abattoirs de  Volailles et importateur des aliments pour volailles, Mohamed  Gamra, a avancé que le maïs et le soja représentent 90% du coot  de production, alors que "la Tunisie importe chaque année, 1  million de tonnes de ces produits".

Le prix du maïs importé atteint 600 dinars la tonne, alors que  celui de soja dépasse 1 100 dinars la tonne, ce qui reflète une  augmentation du prix des aliments pour volaille de plus de 11  fois depuis 2000.

M.Gamra a imputé cette augmentation à l'exacerbation de la concurrence internationale avec l'entrée de la Chine et de l'Inde dans la filière de l'aviculture et de la consommation des viandes de poulet, alors que les récoltes de  maïs et de soja ont baissé dans le monde, suite aux changements  climatiques et à la hausse des températures.

Le président du groupement interprofessionnel avicole et cunicole, Mondher Ben Sliman parle de son côté, d'une  augmentation de la production nationale de poulets, à 115 mille  tonnes en 2012, soit une hausse de 20% par rapport à l'année  2011. La production de dindes atteindrait 57 mille tonnes  contre 42 mille tonnes, l'année précédente.

A partir du 1er septembre prochain, le groupement va lancer la  diffusion d'un spot publicitaire télévisé sur les dangers de  l'abattement anarchique des poulets.   50% des poulets et des dindes sont abattus, selon lui, hors des abattoirs autorisés.(TAP)

 

 

 

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